Sous le toit de l’auto
Le ronronnement du moteur
Berce mon corps dans l’indolence.
Son rythme se fait narcotique,
Dehors, le temps glace les feux.
Ils sabrent en vain
Les ténèbres,
Que sans fin,
Ramène la neige.
Du blanc au noir,
Du noir au blanc,
Sombre une lueur
Féminine.
Mes pensées égarées
S’entassent
Comme les flocons du chemin
Mais l’une
Reste dans les airs
Demeure en cristal,
Éternelle.
Toi,
La nuit me prête ton visage
Et la fatigue
Sculpte tes traits
Dans la glace de mes rêves.
Toi.
Toi,
Que cette tempête rapproche
Et que les jours,
Plus que ces vents,
Soufflent la cruelle absence.
Toi.
Entends-tu les trois mots
Qui bercent mes songes ?
Toi
23/03/08